La COP26 s’ouvrira dans moins de trois semaines à Glasgow. C’est le plus grand sommet climat depuis la COP21 qui avait abouti à l’adoption de l’Accord de Paris. De nombreux acteurs financiers s’étaient saisis du sommet de 2015 pour annoncer des restrictions de leurs soutiens au secteur du charbon. Une première étape bienvenue mais l’AIE vient de réaffirmer dans son World Energy Outlook que sortir du charbon ne suffit pas.
Stopper l’expansion pétro-gazière est aussi une condition sine qua non à remplir pour l’atteinte de la neutralité carbone. Alors que tous les indicateurs, climat et biodiversité, sont au rouge, il est urgent que les banques, assureurs et investisseurs s’emparent des nouvelles échéances à venir, et notamment du Climate Finance Day en France, pour répondre à cet impératif scientifique.
C’est ce que vient de faire La Banque Postale et les yeux sont désormais rivés sur les chefs de file des coalitions financières pour la neutralité carbone, comme AXA qui mène la Net Zero Insurance Alliance. Alors que le nombre de membres de ces alliances ne cesse de croître, le risque de voir ces espaces devenir des temples du greenwashing est fort.
AXA n’a pour l’instant aucune politique permettant d’enrayer le développement de nouveaux champs pétroliers et gaziers, pas même dans les secteurs les plus risqués. Mais son PDG Thomas Buberl a fait savoir que le groupe annoncera une nouvelle politique énergie en 2021 et sera à la tribune du Climate Finance Day. Le géant de l’assurance doit se saisir de cette opportunité pour imposer la marche à suivre comme il a su le faire sur le charbon en 2015, 2017 et 2019. Après le “no new coal” de 2017, c’est le moment pour un “no new oil and gas”.