EIIRBO
 
European Institute for Intervention and Research on Burnout
Déconfinement : l'incertitude
 
Bonjour,
Le changement que constitue la sortie du confinement et le retour au travail dans un environnement socioéconomique en mouvement peut entrainer des réactions de stress aigu lequel, lorsqu’il se prolonge, conduit à l’épuisement.

Que faire ?
L’humain développe deux réactions instinctives en présence de stress : fuir ou se battre pour sauver sa peau.
Les réactions sont psychologiques et physiques : accélération cardiaque, hypervigilance, insomnies, tensions musculaires, inhibition de la libido, ajustement des défenses immunitaires, etc...
Une fois le danger passé, tout rentre dans l’ordre. Si le stress se prolonge, l’épuisement guette.
Il est inutile de dire à une personne face à une situation perçue comme étant dangereuse de ne pas stresser. Sa réaction de survie dépasse son entendement et toute tentative de contrôle par la raison.
C’est comme conseiller à l’antilope poursuivie par un fauve de s’arrêter et de continuer de brouter tranquillement l’herbe dans la savane. Elle vous rira au nez. Avec raison.
Par contre elle peut se préparer à devoir courir, à cultiver le sang-froid, réguler son activité cardiaque et améliorer sa résistance.
 
Les techniques existent pour se préparer à résister aux coups de stress.
La première cause de stress est soi-même et la façon avec laquelle toute personne gère sa vie émotionnelle et psychologique. Et peine perdue de se dérober. Nous en sommes responsables.
Renoncer à trouver un coupable (collègues, hiérarchie, famille, contexte économique) pour lui faire porter l’entière responsabilité de nos angoisses est le premier pas vers la gestion du stress et de l’anxiété qui nous pourrissent l’existence. 
Nous sommes nos premiers bourreaux de par la façon avec laquelle nous collons aux évènements, sans recul, lorsque nous nous laissons embarquer dans des réactions émotionnelles bouleversantes, débordantes, épuisantes, contaminant ainsi l’entourage au-delà de nous-mêmes.
C’est ici que la recommandation des anciens Grecs a du sens : "Connais-toi toi-même".
Si notre pouvoir de contrôle sur l’environnement est limité, nous pouvons néanmoins améliorer notre capacité à nous gérer différemment.

Le monde ne sera-t-il vraiment plus pareil ?
La pandémie nous oblige à élargir notre champ de vision, interpelle nos démissions, notre ignorance volontaire, nos dépendances et soumissions.
L’irruption du virus dans nos vies nous force à nous rappeler que nous faisons partie d’une communauté systémique : celle du monde des vivants. Et que nous sommes d’équilibre précaire, éphémères par essence. De passage.
La pandémie nous ramène à une part oubliée de nous-même, reléguée dans l’ombre : notre humanité et les valeurs qui en découlent.

Sont questionnées les relations que nous tissons avec le monde des vivants (animal, etc.) l’économie, l’hyper-technologie, notre démesure face à la nature et son exploitation, les égoïsmes individuels et nationaux (chacun chez soi et pour soi), notre inhumanité (les camps de réfugiés privés de moyens sanitaires élémentaires dans le silence assourdissant général), etc.
La pandémie nous force à anticiper, à mobiliser nos intelligences, nos audaces pour faire face à l’inimaginable, l’imprévisible.
 
Prenez soin de vous. A bientôt.
Docteur Patrick Mesters
 
 
 
Quels seront les effets psychologiques du déconfinement ?
 
Journal des femmes - Santé
Les effets psychologiques du déconfinement sont nombreux. Néanmoins, soyons confiant : "L'humain est capable d'évoluer en permanence et de sortir de sa zone de confort. La majorité d'entre nous se réadaptera sans problème", pose d'emblée Bruno Vibert, psychothérapeute, qui nous livre ses conseils pour anticiper la situation et la vivre le plus sereinement possible.
 
 
 
Déconfinement: sortir de sa bulle, entre la joie et l'angoisse
 
L'Echo
Dans quel état d’esprit se fera ce déconfinement? On pourrait le résumer par un cocktail émotionnel fait de bonheur de retrouver les proches et une vie sociale, assorti d’une (grosse) pincée d’anxiété face à la maladie, de découragement face au casse-tête qui attend les parents dont les enfants ne seront pas déconfinés, de perplexité face à un monde où les visages, en rue, dans les magasins, à l’école, au travail, seront masqués.
 
 
 
(Dé)Confinement, une psychologie de l’incertitude
 
The ART chemists
Apprenons, seuls et ensemble, à danser sous la pluie le temps que l’orage passe, comme le suggérait Sénèque, une idée plus que juste en ces temps si particuliers !
 
 
 
L'après confinement selon Boris Cyrulnik : "on aura le choix entre vivre mieux ou subir une dictature"
 
France Inter
La bonne solution serait d’attacher de l'importance à « l'être ensemble » et au groupe pour lequel on fait des efforts et on renonce à certaines choses. La solidarité est un précieux facteur de résilience, mais c’est aussi un sacré défi."
 
 
 
Retour au travail : « Penser que tout redeviendra comme avant, c'est illusoire »
 
Welcome to the jungle
Psychologue clinicienne à la Sorbonne Université et spécialiste du retour au travail des patients atteints de maladies chroniques et de cancers, Catherine Tourette-Turgis décrypte la situation psychologique des salariés en télétravail et au chômage partiel. Pour elle, c’est une certitude : le retour en entreprise ne sera pas simple et le monde du travail devra s’adapter.
 
 
 
Comment gérer la crise ?
 
Eckhart Tolle
Rien n'est bon ni mauvais en soi. Tout dépend de ce que l'on en pense. 
Faire la différence entre une situation que vous vivez et les commentaires mentaux. L'auto-dialogue peut engendrer de l'apitoiement sur soi, de la colère, de la frustration, de la peur.