Monastère des Bénédictines
 
 

    « Ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. » 2P 3,13
     
     Voici la promesse qui nous est donnée en ce temps de l’Avent. Le ciel nouveau et la terre nouvelle, nous le savons, dans le langage biblique, c’est la Jérusalem Céleste, c’est le jour où Dieu sera tout en tous, dans la vision eschatologique de notre foi chrétienne… Ne serait-ce pas, pour nous aussi aujourd’hui, en cette période si particulière de crise sanitaire, économique, institutionnelle, éducative et bien d’autres… alors que tout semble s’écrouler… ne serait-ce pas une espérance ?
   
     Tout simplement une espérance qu’un possible est à construire, qu’un petit pas en avant peut ouvrir sur un nouvel horizon à découvrir ensemble, par notre persévérance, par la constance dans le bien, par notre ancrage dans l’essentiel, par notre suite du Christ incarnée dans le réel de ce monde en pleine turbulence.
     
         Gardons vive notre foi et notre espérance, dans la joie que donne la venue du Christ en notre humanité, pour un monde plus juste, fraternel, en vérité et dans la PAIX.
 
    « Amour et Vérité se rencontrent,
       Justice et Paix s’embrassent
       La Vérité germera de la terre,
       et du ciel se penchera la Justice. » Psaume 84,11-12

                                                                        Sœur Céline
 
 
Chers frères et sœurs, chers amis,
 

        Au seuil de cette année 2021, nous venons vous offrir nos vœux d’ESPERANCE et de PAIX.
   Comme bon nombre d'entre vous, nous traversons les vicissitudes du temps présent. Avec cette lettre, nous voudrions vous partager quelques événements de la vie du monastère pendant cette année 2020.

 
 
prière et  offices communautaires
 

   Le rythme fondamental n'a pas changé pour nous : la prière et les offices communautaires restent encore davantage pour chacune, une source où, quotidiennement, nous reprenons nos forces. Nous avons d'ailleurs voulu vous associer aux principales heures de célébration en les mettant en ligne, lors des deux confinements. Bon nombre d'entre vous viennent nous y rejoindre et nous vous savons là, en communion dans la prière. Merci à chacun et à chacune.
 
 
Confinement / dé-confinement / assouplissement, voilà des mots qui rythment nos mois et qui limitent nos champs d'action, mais la Vie déborde à travers tout cela !
 
 
 
 
Accueil en communauté
 
 
  • Cette année nous avons accueilli Sr Françoise, venant de l’abbaye de Chambarand, monastère cistercien, fermé en septembre 2019. Elle est restée parmi nous une année et a finalement choisi de rejoindre le monastère cistercien du Val d'Igny, à côté de Reims.
  • Béatrice, en recherche, a pris un temps sabbatique pour vivre cinq mois de vie monastique à Martigné. Ces deux passages ont été un temps heureux de rencontre mutuelle et de fraternité au quotidien.
     
 
 
 
 
  • Plus ponctuellement, la fête du Têt, nouvel an vietnamien, n’a pas été oubliée, cette année encore, avec la présence de notre sœur Michèle entourée de ses amis, grand moment de partage pour tous.
 
 
  • Toujours en février, le pasteur Pierre Yves Brandt, de Lausanne, est venu nous prêcher la retraite annuelle. Il nous a fait réfléchir et prier sur « la dépossession de soi pour entrer en communion », communion qui crée la communauté.
 
 
 
  • Pour la semaine de prière pour l'unité des chrétiens, le père Antoine, prêtre orthodoxe à Saint Florent le Vieil, accompagné de Lina, sont venus nous rencontrer. Ils avaient apporté le pain pour l'Eucharistie, la prosphore, puis nous avons partagé le repas et une bonne rencontre en salle de communauté.
 
 
 
  • Au cours de ce temps, nous avons aussi revu notre sœur Claude, diaconesse de Reuilly à Versailles. Elle avait partagé la vie communautaire à la fraternité œcuménique d’Etoy, en Suisse, avec sœur Marie-Liesse et sœur Jacques, il y a bien des années. Amie fidèle de la communauté, elle vient régulièrement vivre un moment avec nous. Joie de ces rencontres fraternelles en Christ !
 
Santé
 

En communauté, quelques soucis de santé ont jalonné cette année. Dès janvier, la plupart d’entre nous ont devancé le coronavirus, par une épidémie virale qui nous a toutes touchées avec plus ou moins de force. Aujourd'hui, chacune se porte au mieux.
  • Sœur Thérèse, 96 ans cette année, a été hospitalisée en février et en septembre, pour des épisodes de décompensation cardiaque et s'est cassé le col du fémur. Impossible de l’opérer, vu sa fragilité, elle est donc rentrée au monastère avec une prise en charge de l’hospitalisation à domicile. Elle, si friande de liberté et d'autonomie, se retrouve en grande dépendance. Sa présence au milieu de nous est précieuse, présence silencieuse et encourageante, tout en suivant l’actualité de la communauté.
  • Sœur Marie-Benoît, après sa cure thermale, a dû passer quelques semaines à l’hôpital de Martigné. La proximité avec le monastère rendait les visites fréquentes possibles.
 
Accueil de 2 brebis et de 3 agneaux
 
 
 
 
 
 

Dans le cadre de notre recherche sur l’écologie, à la veille du confinement, deux nouvelles hôtes se sont invitées : deux tondeuses Solognotes, Lily et Polka, pour notre nouvel éco pâturage ! A l'achat, nos deux brebis étaient pleines, ce qui nous a valu l'émerveillement des naissances en plein confinement, trois beaux agneaux : Chocolat, Caramel et Cappuccino… revendus à l’âge de 5 mois, au moment de l'Aïd !
 
 
La Semaine Sainte
Le Chemin de croix
 
Côté liturgie, la Semaine Sainte a été le grand temps fort du premier confinement, sans célébrant sur place. Il nous a fallu être inventives et creuser la liturgie pour vivre entre nous ce qui était possible. Communautairement, nous avons coopéré à la mise en forme d'un chemin de croix, commandé par la paroisse, et qui a aussi servi pour le diocèse. Il a finalement touché beaucoup de personnes, à travers la visite de notre site internet, et nous l’avons-nous-mêmes vécu en direct, le vendredi saint, à la place de la célébration de la Passion, en pérégrinant tout autour de notre cloître..
 
la Veillée Pascale
 
Les divers moments de la Semaine Sainte, avec leur liturgie propre et adaptée, ont été des moments de grâce. Notre veillée pascale, commencée entre nous, dès quatre heures du matin autour du feu pascal, dans le jardin du cloître, s'est terminée par l'eucharistie célébrée en fin de matinée, par notre Père Curé bien masqué et à bonnes distances. Ce fut un moment très fort après ce long temps de « jeûne eucharistique ».
 
 
Vente en ligne
 
      Il ne faut pas non plus oublier que le confinement nous a poussées à nous lancer dans la vente en ligne. Nous avons été contactées par l’association : « vitrine d'Angers » qui, avec Wishibam et la chambre de commerce, promouvait le lancement d'une nouvelle plateforme de vente en ligne. Nous avons donc mis en ligne nos confitures, les produits alimentaires et les produits d’hygiène ainsi que quelques livres. Cette formule a bien fonctionné, surtout pour les confitures. L'enjeu d ' « Angers shopping » est de permettre aux petits commerçants d'être présents sur la toile, afin de lutter contre l’« amazonéification ». Les professionnels d’Angers shopping souhaitent « faire avec » les petits commerçants tout en mettant à leur disposition leurs compétences concernant le web.

      Nous travaillions déjà avec la « divine box » qui assure, elle, un petit roulement permanent de vente de confitures.
 
     Fortes de ces expériences, nous avons concrétisé notre adhésion à « la boutique de Théophile »
 
 
Anniversaires
 
 
Soeur Thérèse
 
     Après ce temps peu ordinaire, nous nous sommes acheminées vers un été dé- confiné. L’été a été bon, nous avons fêté quelques sœurs : sœur Thérèse a eu 96 ans et, à cette occasion, a pu revoir ses cousins et son filleul, diacre dans notre diocèse.
 
Soeur Marie
 
Sœur Marie a fêté, elle, ses 70 ans, entourée de sa famille,
 
Sr Marie-Benoit
 
et ce fut enfin le tour de sœur Marie-Benoît pour ses 80 ans et son jubilé de 50 ans de profession, mais dans l'intimité de la communauté.
 
Accueil
 
 
     Et comme le veut saint Benoît, « les hôtes n'ont pas manqué au monastère » avec quelques groupes habitués comme la communauté de la paroisse St Roc de Paris, l'atelier d'icônes du père Antoine de saint Florent le Vieil, groupes qui ont dû réduire le nombre de leurs participants à cause des mesures d'hygiène et de la distanciation à respecter .Un groupe travaillant la patristique est aussi venu à cette période, l'intervenante principale étant Agnès Bastit-Kalinovska, filleule du Pape Jean-Paul II et amie du monastère depuis son enfance : les sœurs anciennes étaient contentes de la revoir et les nouvelles de faire sa connaissance ! Deux jeunes femmes sont venues faire un « stage » : l’une venant pour un stage de poterie, en reconversion professionnelle (elle préparait un C.A.P de céramiste et a surtout travaillé avec sœur Claire) et l’autre est arrivée d’Oxford pour son mémoire d’anthropologie sociale qu’elle voulait faire sur le lien entre écologie et vie monastique… les motivations sont diverses et variées ! Nous avons été aussi heureuses de pouvoir accueillir et écouter Ernestine Ronai sur son travail au sein de l’observatoire des violences faites aux femmes, en Seine St Denis, large préoccupation… puis Anne Lécu, dominicaine, sur son travail de médecin en prison, et Claire Lesegretain comme journaliste au journal La Croix. Sans oublier la retraite des oblat(e)s, pour laquelle quelques-un(e)s se sont risqués à se retrouver et à nous rejoindre, malgré la recrudescence de l’épidémie, avant le second confinement.
 
 
Changements
 

Il y a eu également du mouvement du côté de nos salariés, avec le départ à la retraite d’Antoine et la rupture de contrat de Brigitte. Qu’ils soient vivement remerciés pour ces longues années de travail au sein de notre communauté. Denis remplace actuellement Antoine comme « salarié toute-main ». Sur un autre registre, le Père Gilles Crand a dû quitter son ministère auprès de nous, lors du premier confinement et nous accueillons actuellement le Père André Boudier, installé à 4 km de chez nous, pour bénéficier du temps de sa retraite, tout en restant disponible au service de la paroisse et du monastère.
 
Nouveauté
 
Le site de notre Congrégation doit subir une transformation que vous attendez sûrement. Voilà, c'est parti! Il devrait prendre naissance pour Pâques. N'est-ce pas formidable? D'ici là, nous devons y travailler pour vous le rendre agréable.
 
Quelques nouvelles de l’Ethiopie
 
       Sœur Hareg poursuit courageusement son chemin de fondation à Holeta (40km d’Addis-Abeba), à travers la situation tendue de la guerre civile et de la pandémie.
 
       Le 28 mai 2019, Sr Hareg a célébré son jubilé de 25 ans de profession religieuse et, à cette occasion, la première pierre de fondation de l’église et du bâtiment du monastère a été posée par le Cardinal Berhaneyesus d’Addis-Abeba. Ce fut une belle fête et un grand rassemblement, avec la présence d’environ 500 personnes, fidèles, prêtres et religieuses ! La fondation est très soutenue par l’Eglise locale.

       La construction du monastère se poursuit doucement, avec des dons venus d’Allemagne et d’Italie, en particulier pour le forage d’un puits qui desservira les alentours et en fera bénéficier la population avoisinante. L’approvisionnement en eau et en ciment est un grand souci pour Sr Hareg.

       La petite communauté vit de ses propres productions : légumes, œufs (avec 195 poules !), lait de ses vaches, épices éthiopiens, farines de différentes céréales, piments, bougies, hosties, que les sœurs vont vendre à Addis-Abeba.
 
 
 
 
 
 
 
       Grande joie et émotion, en ce 1er Novembre 2020, avec l’entrée au noviciat des trois premières postulantes ; elles ont revêtu l’habit monastique « couleur Martigné », se sont fait coupé les cheveux et ont reçu un nouveau nom : Sr Astede Mariam (Plante de Marie), Sr Filseta Mariam (Assomption de Marie) et Sr Astede Selasse (Plante de la Trinité). Pour ce jour béni, le Nonce et le Cardinal ont manifesté leur soutien et donné leur bénédiction, signe tangible du soutien de l’Eglise Catholique d’Ethiopie pour cette nouvelle fondation.
 
 
 
 
 
 
 

       Toute la communauté du monastère de la Sainte Trinité, à Holeta, compte sur votre prière et sur vos encouragements.

    « Que le Christ notre Paix nous donne sa Paix avec sa Mère et notre Mère Marie. »
      Sr Haregeweine
 
 
SOLIDARITE
pour les soeurs anciennes
de Madagascar et du Viet Nam
 
 
 
 
 
     Comme l'an dernier , nous redisons la préoccupation de notre Congrégation des Bénédictines de Sainte Bathilde concernant nos sœurs aînées dans certains pays où nous sommes implantées.
 
      En Europe, nous avons le privilège d’un système de retraite et de prise en charge importante des soins. A Madagascar et au Vietnam, accompagner nos sœurs aînées est un souci du quotidien.
 
      Nous avons créer une caisse de solidarité avec option de parrainage selon les possibilités de nos donateurs.
 
      Déjà nous sommes pleines de reconnaissance envers ceux qui ont répondu favorablement. Nous renouvellons l'appel en cette fin d'année.
 
 
 

    Après ce petit tour d’horizon, nous vous souhaitons encore bonne espérance pour l'année 2021 qui verra certainement la fin des épreuves présentes.
 
        L'Espérance permet de continuer à faire des projets, aussi nous programmons une "journée des amis" le samedi 26 juin 2021.
 
Nous vous redisons notre prière et notre amitié fraternelles.

La communauté

 
 
 

Monastère des Bénédictines
1 place Robert d’Arbrissel
Martigné-Briand
49540- TERRANJOU
tel 02 41 59 42 85
 
 
Cet e-mail a été envoyé à
Vous avez reçu cet email car vous vous êtes inscrit sur Monastère des Bénédictines.
 
 
SendinBlue
 
 
© 2020 Monastère des Bénédictines