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Janvier 2019
 
 
 EDITO
 
 En ce début 2019, nous souhaitons à chacun d’entre vous, toute l’énergie nécessaire pour passer une année sous le signe de la réussite et de la performance.
 Si l’actualité a de quoi inquiéter, nous choisissons de voir le côté positif des événements qui, à notre sens, ont participé à remettre sur le devant de la scène le sujet de la transition énergétique et de son acceptation sociale.
 C’est une bonne chose que ces sujets s’invitent dans les débats et que le lien soit explicitement établi entre questions sociales et environnementales.
 Les projets que nous certifions chaque année prouvent la volonté des bailleurs et des promoteurs d’améliorer les conditions de vie des personnes et de chercher à baisser leurs charges d’énergie. Et, qui dit baisse des charges d’énergie, dit hausse du pouvoir d’achat !
 Ainsi, le développement de l’efficacité énergétique des bâtiments est une des voies pour réconcilier les questions sociales («la fin du mois», le confort et la qualité du logement) et environnementales (l’épuisement des ressources et la lutte contre le réchauffement climatique). Elle démontre également que dans ce cas, les intérêts particuliers sont compatibles avec l’intérêt général.
 Pour l’équipe Prestaterre CERTIFICATIONS, cette année sera consacrée notamment à préparer la transition vers la RE 2020. Un beau challenge nous attend !
 
Charles MAGNIER et son équipe
 
 
EN BREF
 
# 23 539: c’est le nombre de logements en cours de certification.
 
# 10 ans déjà …
Le 22 novembre dernier, Prestaterre fêtait ses 10 ans sur la péniche parisienne « Petit bain », en présence de ses partenaires. Un moment festif à l’image de ses valeurs et de son métier.
Le lieu se voulait convivial et « solidaire » : la péniche « Petit Bain » est en effet un espace original imaginé par le collectif «Encore Heureux» et géré par une entreprise d’insertion. L’accueil fut chaleureux et professionnel.
Le programme de la soirée se voulait positif : ainsi, l’assistance a pu découvrir 5 actions innovantes et bienveillantes en lien avec les questions de logement, d’urbanisme et d’économie sociale et solidaire :
«T’HandiQuoi» a ému le public en présentant son action de mise en place d’une colocation de trois jeunes adultes en situation de handicap. «MULTI’COLORS» a expliqué comment «changer l’avenir» dans les quartiers grâce au jardinage et à la préservation de la biodiversité. Le « Parisolidaire» a témoigné du succès des co-locations inter-générationnelles. Et le « ZAZIE Hôtel » nous a démontré que l’on peut être un hôtelier responsable sur le plan social (entreprise d’insertion) et environnemental (établissement clef verte).
Enfin, «ACTIS», bailleur social grenoblois, nous a présenté son projet audacieux de réalisation d’un immeuble en bois de 9 étages visant le label E3 C2 et Passivhaus : une opération inédite qui sera livrée en 2020.
 
La soirée s’est poursuivie autour d’un verre et d’un buffet et les échanges ont été nourris et joyeux !
 
 
ILS INNOVENT !
 
Le TOIT VOSGIEN : rénovation certifiée « Bâtiment Bas Carbone-Excellence » pour 5 bâtiments
 
 
Créée en 1956 et dirigée actuellement par P. SCHMITT, la SA LE TOIT VOSGIEN, gère un patrimoine de plus de 2400 appartements et pavillons.
Depuis 15 ans, la société investit dans des constructions durables qui utilisent le matériau bois comme élément de structure, limitent les énergies fossiles et favorisent l’isolation par des matériaux bio-sourcés.
Grâce à cela, les locataires bénéficient de charges d’énergie très faibles et LE TOIT VOSGIEN répond à son engagement de réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Dans le domaine de l’amélioration de son patrimoine ancien, la société s’emploie à réaliser des rénovations thermiques qui tendent vers le passif et un classement A du DPE, pour obtenir des charges d’énergie proche du neuf. La société a pour objectif que son parc soit pour 88% classé A, B ou C d’ici 2020.
 
L’opération présentée ici concerne la résidence Jean SELLET à FRAIZE qui a fait l’objet d’une rénovation en site occupé pour 5 bâtiments représentant 42 logements.
 
 
 
/ Les infos clés /
 
#  Rénovation certifiée « BEE Logement Rénovation » avec mention
« Label BBCA » Excellence (cf article plus bas)
 Isolation laine de bois et ouate de cellulose
#  Ventilation double flux
#  Chaufferie collective au bois de 125 kW
#  Coût moyen pour la rénovation énergétique par logement de 30 000 €
#  Architectes : ASP Architecture / Antoine Pagnoux
#  BE : Terranergie / Vincent Pierré
 
/ L’enveloppe /
 
Les façades ont été isolées avec 30 cm de laine de bois puis enduites. Le niveau passif n’a pas été atteint dans ce cas car les fenêtres, trop récentes au moment de la rénovation, n’ont pas été remplacées.
Les combles ont été isolés avec de la ouate de cellulose et les planchers bois ont été isolés par flocage.
 
/ La ventilation /
 
Dans cette région montagneuse des Vosges, le « poste chauffage » fait l’objet de toutes les attentions.
 
Ici, un système de ventilation double flux a été installé pour « recycler » la chaleur des logements. Il contribue en grande partie à la performance du bâtiment et rend la production de chauffage « secondaire ». En effet, avec ce dispositif, les calories présentes dans l’air vicié des cuisines et salles de bains sont récupérées pour chauffer l’air neuf qui est introduit dans les chambres et séjours.
 
 
/ Le chauffage /

Les bâtiments étaient chauffés au gaz (par 3 chaudières) et il a été décidé de passer au bois énergie avec l’installation d’une chaudière collective alimentée par de la plaquette forestière issue d’exploitations locales.
Ainsi, la chaudière bois d’une puissance de 125 kW permet de chauffer, via le réseau de chaleur, les 42 logements y compris les besoins en eau chaude sanitaire.

/ L'impact sur les
locataires /
 
Les travaux ont peu touché l’intérieur des logements et ont donc peu impacté les locataires. Par contre, ils ont du s’habituer à des radiateurs beaucoup moins « brûlants » qu’auparavant et accepter que les températures ne soient plus de 22 ou 23 ° mais plutôt de 20 °. Un gros travail de pédagogie a donc été mené pour expliquer la démarche : rencontres avec les locataires, informations dans la gazette et disponibilités du personnel pour répondre aux questions. Même si le loyer a un peu augmenté, les ménages restent gagnants au vu de la forte baisse des charges d’énergie.
 
 
/ Les motivations de la démarche /
 
Vincent CHEVALLIER
Directeur Technique
 
 Qu’est-ce qui a motivé Le TOIT VOSGIEN pour se lancer dans ce projet ?
« Nous sommes dans une région froide où la question du chauffage est un vrai sujet pour les gens en terme de coût. Depuis 20 ans nous innovons avec tous nos bâtiments neufs en passif et en bois. Du coup, le décalage avec notre parc plus ancien se faisait sentir et il fallait agir. Nous avons donc, en quelque sorte, cherché à appliquer la recette du neuf à la rénovation. Nous rénovons ainsi 150 logements occupés par an ce qui, pour un petit organisme comme le nôtre, est un véritable effort.
Grâce à cela, nous réduisons par 10 la consommation d’énergie mais attention, la facture n’est pas réduite tout à fait dans les mêmes proportions car la maintenance et le pilotage de la chaufferie bois nous coûte un peu plus cher que le gaz. L’augmentation du coût des énergies fossiles justifie encore plus ce projet de transition énergétique ».
 
 Pourquoi aller chercher la mention « BBCA » 
« Cela nous a paru intéressant dans la mesure où nous sommes dans une région de bois et où nous développons une politique de bâtiments passifs : Ce Label « Bâtiment bas carbone » nous permet de valoriser et faire reconnaitre notre démarche. Nous sommes d’ailleurs les premiers a être labellisés BBCA en
rénovation de logements. En passant du gaz au bois, nous avons divisé par 10 nos émissions de carbone ».
 
Sources : site web www.toit-vosgien.com et entretien avec M. CHEVALLIER -
Crédit photo = ASP architecture
 
 
FOCUS SUR …
 
Le label « Bâtiment Bas Carbone »
> Mentions aux référentiels «BEE logement Neuf», «BEE logement rénovation», et « BEE Tertiaire Rénovation ».
« Le label « Bâtiment Bas Carbone » répond au référentiel crée par l’association BBCA (https://www.batimentbascarbone.org).
Il comporte trois niveaux de performance :
BBCA standard: est attribué aux bâtiments qui font de réels efforts de limitation de leurs émissions globales tant sur la phase construction que sur l’exploitation et qui peuvent intégrer le stockage carbone dans leurs systèmes constructifs.
BBCA performance : valorise les bâtiments qui font des efforts supplémentaires par rapport à BBCA Standard sur la construction et l’exploitation. Des points Innovation Climat contribuent également à l’atteinte de ce niveau.
BBCA excellence: valorise les bâtiments qui font des efforts supplémentaires par rapport à BBCA performance. C’est l’excellence en terme de rénovation Bas Carbone.
 
 
FIL INFOS…
 
Treize nouveaux bâtiments bas carbone sont labellisés BBCA
Au salon professionnel de l'immobilier (Simi) à Paris, l'association pour le développement du bâtiment bas carbone (BBCA) a délivré, le 5 décembre, son label à trois bâtiments rénovés ainsi qu'à dix nouveaux projets constructifs. Ce qui porte à quarante le nombre de bâtiments labellisés BBCA. Le label BBCA Rénovation est entré en vigueur le 15 octobre 2018. Il est délivré par le certificateur Prestaterre.
La suite sur:https://www.actu-environnement.com/ae/news/batiments-bas-carbone-labellises-BBCA-32555.php4
 
« E+C- » Le deuxième appel à projet 2018 a été lancé
A l'occasion du Congrès de l'USH, le deuxième appel à projet E+C- pour les bailleurs sociaux a été lancé jeudi 11 octobre 2018.
Le fonctionnement de cet appel à projet diffère par rapport au premier, dans le sens où il fonctionne selon le principe d'un guichet. Les candidatures sont analysées au fur et à mesure des dépôts, par ordre d'arrivée et jusqu'à épuisement de l'enveloppe globale restante de 13 millions d'euros. Le guichet est ouvert jusqu'au 30 juin 2019…..
La suite sur : http://www.batiment-energiecarbone.fr/fr/
 
Un australien invente les panneaux solaires à imprimer soi-même
En France, les panneaux solaires ne sont pas nombreux à recouvrir les toits, principalement en raison du prix. Un Australien est parvenu à créer des panneaux solaires imprimables à un coût défiant tout concurrence : 8 euros !….
La suite sur : https://www.consoglobe.com/panneaux-solaire-imprimer-soi-meme-cg
 
 
 
Directeur de publication : Charles Magnier
Rédaction et mise en forme : Anne Huguet
Parution trimestrielle ; dépôt légal à parution ;
ISSN en cours
 
 
 
 
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