Retrouvons-nous le jeudi 14 mai avec 19 de nos producteurs
 
Jeudi, on se dit bonjour avec les yeux !
 
Offre en direct des producteurs
 
La clôture de l'offre du jeudi 14 mai,
c'est déjà ce mardi soir !
 
 
Message d'Aurélie
 
 
Bonjour à tous,
 
Voilà 8 distributions que nous faisons sans contact. Quel choc ça a été pour moi de réaliser concrètement que nous n’aurons pas d’autre solution que de travailler à la chaine. Maintenant que l’étau de desserre, j’entrevois d’autres manières de faire. Ce jeudi, portez un masque et gardez vos distances, le mode opératoire sera modifié (dans les règles).
 
Avec tout le stress du covid (il faut appeler un chat un chat, j’ai été très stressée par les mesures et la peur), je n’avais plus l’énergie pour vous écrire le dimanche. Vendredi une agence de presse internationale est venue me filmer. Répondre à toutes les questions du journaliste m’a fait prendre le recul pour me dire que j’ai tant à vous partager.
 
—> demain sort un rapport européen concernant les modifications alimentaires pendant le covid.
OUI vous cherchez à sortir de l’alimentation industrielle !
Quelles sont vos motivations ? certains la santé, d’autres pour soutenir l’économie locale, d’autres encore parce qu’ils découvrent ce qui existe tout proche de chez eux, ou bien encore parce que vous avez plus de temps pour faire la démarche que vous vouliez faire depuis des mois !
BREF chacun a sa motivation, mais nous le constatons très clairement, vous êtes nombreux à prendre le taureau par les cornes : MERCI !
 
—> les producteurs ne craignent pas une pénurie MAIS les maraichers notamment doivent s’organiser pour ne pas rater la saison.
Pour cette raison Laute et la Cense du Moulin ne livrent pas jeudi. Ils ont besoin de planter. Pour la même raison, Ignace de la Ferme du Gala ne distribue pas ses oeufs depuis la crise : il gère l’approvisionnement en farine, semer blé, épeautre, etc
 
Alors qu’en février je ressentais nettement l’urgence de mettre les distances et de ne plus avoir de contacts rapprochés, ici je ressens l’urgence inverse de reprendre le cours d’une vie « normale ».
 
Ce jeudi nous tenterons de faire une distribution comme on l’a toujours connue, c’est à dire en se présentant devant chaque producteur.
Nous allons mettre les formes : distance et masques sont de rigueur car je ne nie pas que la situation est grave, mais nous devons reprendre le chemin de la socialisation. L’humain est un être de contact, nous le savons bien, si nous sommes privés de contact, d’échange, on a beau se nourrir très bien, à terme, on meurt.
 
L’expérience que nous vivons ici est inédite. Jamais on s’est isolé de la sorte. Dans les temps jadis, la mort côtoyait le quotidien et on devait inexorablement vivre avec. Certes l’humanité a progressé, mais on ne peut pas indéfiniment se couper de tout lien social sous prétexte de se protéger. Regarder la mort en face, c’est comme regarder le soleil, on ne sait pas le faire longtemps (c’est pas de moi mais de La Rochefoucauld et repris par l’excellent Irvin Yallom).
 
Je dois le dire : j’ai peur maintenant pour toutes les maladies que chacun va développer dans son coin à force de rester chez lui.
Les diabètes, les AVC, les scléroses vont monter en flèche. Parce qu’une MAL-à-DIT (maladie), c’est quand on a du mal à exprimer ce qui est pour nous indicible. Or l’expérience actuelle a une part d’IN-et-DIT (inédit) qui nous dépasse totalement. Le fin mot de l’histoire nous échappe. Même si chacun fait tout pour le vivre du mieux qu’il peut à sa manière, nous sommes confrontés à nos limites.
 
Je ressens enfin le besoin de m’exprimer sur la nécessité absolue de cultiver la COMPASSION.
Ok la situation que nous vivons est stressante. Ok chacun d’entre nous a ses bonnes raisons de souffrir d’une manière ou une autre.
Mais on ne peut pas faire endurer à l’autre notre état intérieur sous prétexte qu’il se trouve en face de nous.
Dit positivement - pour que le cerveau retienne : nous nous devons de mettre à jour la part de positif qui est en nous à chaque instant, peu importe qui nous avons en face de nous. C’est un devoir absolu. Le fameux verre d’eau à moitié plein.

La personne qui nous sert a son vécu. Le fait de faire la file et d’avoir un rdv par ailleurs ou une mauvaise journée derrière soi ne peut être un prétexte pour relâcher tout le purin pestilentiel (verbal ou non) que nous sommes tous capables de servir à notre prochain. Déverser le négatif est nocif. Pour la personne qui décharge, pour la personne qui reçoit et pour tout le groupe autour.
Ce genre d’écrit n’est peut être pas mon rôle, mais je me devais de le déposer. Avec toute ma bienveillance pour la formidable énergie de transition que nous portons.
Nous sommes tous là les jeudis soirs pour faire mieux. Faire de notre mieux. Nous savons qu’il y a des manières bien plus faciles de s’alimenter (quoi que !) mais si nous nous efforçons de manger localement, sans intermédiaire, etc, nous nous devons d’être mettre toute la démarche psychologique et physiologique qui va avec.
 
Rien ne pousse sur une mauvaise terre.
La colère, la peur, les émotions négatives ne laissent aucune place à la part de lumière qui doit impérativement jaillir de nous pour connaitre une vie heureuse.
 
SOLIDARITE :
Je veux conclure ce mail en disant que je suis bien consciente que certains d’entre vous vivent des situations dramatiques.
Je pense aux indépendants sans travail avec les charges qui continuent de tomber. Je pense aux acteurs, musiciens, et autres personnes qui n’ont pas l’accès au chômage. A vous tous, je veux dire encore plus fort : accrochez-vous à la lumière qu’il y a dans l’expérience présente.
Je ne m’engage pas à la légère en écrivant ce qui suit : si vous vous retrouvez dans une situation compliquée, contactez-moi, nous trouverons une solution.
Je veux être solidaire et j’espère que nous saurons être créatifs.
C’est humain de ne pas savoir demander de l’aide. Nous pouvons rester discrets mais être solidaires.
Je ne saurai pas aider toutes les personnes dans le besoin en dehors de notre cercle, mais je me veux solidaire des personnes qui m’ont permis et me permettent encore de me nourrir et soutenir l’emploi de 4 autres personnes, sans compter tous nos producteurs.
 
Bonne reprise à tous ceux qui retournent au travail demain,
Aurélie
 
 
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