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Le temps des récoltes
 
Celui qui récolte un fruit, un légume, une plante, sait qu'il a semé la graine à la date la plus favorable à sa mise en terre… terre qu’il avait préparée auparavant. Il a aussi surveillé le besoin en eau de la plante : ni trop ni trop peu, etc. Enfin, il a su attendre, car le temps des plantes n'est pas celui des hommes.
Attentions, précautions nécessaires et parfaitement compréhensibles.

Pourquoi ne pas transposer ces règles dans nos actions quotidiennes ?
Avec suffisamment de confiance et de lucidité pour admettre que si certaines de nos actions ont un effet immédiat, d’autres parfois ont des conséquences qui ont mis de longues années à voir le jour… ; un temps si long qu’on en a souvent oublié la cause.

À nous d’accepter, comme les sages de toutes les philosophies nous invitent à le faire, qu’« on ne récolte que ce que l'on a semé ».
Et d’agir pour que nos futures récoltes soient riches, belles, nourrissantes, bénéfiques pour les autres et pour nous même.
 
 
 
On ne récolte que ce qu'on a semé
 
Celui qui ne voit pas pousser les légumes ou les fleurs qu’il n’a pas semés ne s’étonne pas: il sait qu’il ne peut pas récolter ce qu’il n’a pas mis en terre. Mais quand il s’agit du domaine moral, psychique, beaucoup de gens ne savent plus rien. Comme ils n’ont jamais vu l’analogie qui existe entre les lois de la nature et les lois morales, ils s’imaginent qu’ils vont récolter le bonheur, le succès, la paix, alors qu’ils sèment le désordre et la violence. Puis, indignés de ce qui leur arrive, ils accusent les autres… Que par leurs paroles, leurs sentiments et leurs pensées, ils apprennent à ne répandre que des semences de patience, de sagesse, d’amour, et ils récolteront un avenir de lumière et de joie.
 
Omraam Mikhaël Aïvanhov
Coll. AUTRE REGARD, n° 2, page 149
 
La foi du semeur
 
Comment distinguer la superstition de la foi? C’est facile. Être superstitieux, c’est penser qu’on pourra moissonner là où on n’a pas semé. La vraie foi, au contraire, c’est de savoir qu’après avoir semé on récoltera, dans cette vie ou dans une autre, ou encore à travers ses enfants. Vous voyez, c'est très simple. Si, à l’époque favorable, vous semez de bonnes graines dans un sol fertile, elles germent et croissent. Quelques-unes peut-être se perdront, mais la majorité pousseront et donneront des fruits. Tant de gens qui n’ont jamais travaillé dans le domaine intellectuel, affectif ou physique, espèrent moissonner ! Et quand ils constatent leur échec, ils crient à l’injustice des humains ou de la destinée. Mais à qui la faute ? Ceux qui sèment et plantent ne sont jamais déçus. Quand on a la foi véritable, on n’est jamais déçu. Ceux qui sont déçus attendaient des récoltes impossibles : d’une certaine façon ils étaient superstitieux.
  
Dictionnaire du livre de la nature, article Semer
 
 
Pédagogie du karma
 
Dès que l’homme agit, il déclenche inévitablement certaines forces qui produiront aussi inévitablement certains résultats. C’est cette idée de rapport de causes à conséquences qui est contenue dans le mot « karma ». Ce n’est qu’ensuite que karma a pris le sens de paiement pour une transgression commise.
En réalité, on peut dire que le karma se manifeste toutes les fois qu’un acte n’est pas exécuté à la perfection, ce qui est la plupart du temps le cas. Mais l’homme fait des essais, il faut qu’il s’exerce jusqu’à atteindre la perfection, et tant que ses essais sont ratés, il doit se corriger, réparer ses erreurs, et bien sûr pour cela il doit peiner, souffrir.
Quand vous aurez appris à travailler correctement, il n’y aura plus de karma. Chaque mouvement, chaque geste, chaque parole déclenche certaines forces qui entraînent des conséquences, c’est entendu. Mais supposons que ces gestes, ces paroles soient inspirés par la bonté, la pureté, le désintéressement : ils attireront des conséquences bénéfiques.
 
O.C., t. XII, Les lois de la morale cosmique, chap. I
 
 
 
 
À l'origine de tous les préceptes
 
Comme vous aurez semé, vous récolterez. Si on étudie en détail cette loi fondamentale, si on en élargit la signification, elle devient un système riche et profond, car chaque vérité essentielle a des applications dans tous les domaines. Expliquée en détail, cette loi donne naissance à tout un système philosophique, et voilà pourquoi la religion est tellement riche maintenant de règles et de préceptes. Mais au fond, à l’origine de toutes ces règles, il y a une seule loi : vous récolterez ce que vous avez semé, à laquelle, par la suite, on en a ajouté d’autres, également véridiques, et qui en sont comme une conséquence, un élargissement dans le domaine philosophique. Par exemple, les paroles de Jésus : « Ne faites pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l’on vous fasse », sont le prolongement de cette loi.
 
O.C., t. XII, Les lois de la morale cosmique, chap. I
 
Même si on ne croit pas en Dieu...
 
Qu’on s’arrête au moins sur le fait que chaque semence produit sa semblable. Comment ne pas voir là l’œuvre d’une intelligence ? Rien qu’en observant cette loi, on est obligé de changer sa vision du monde. On peut ne pas croire en Dieu, mais on ne peut pas ne pas croire que chaque semence se reproduit exactement, que ce soit à travers une plante, un arbre, un insecte, un animal ou un homme… car si ce n’est pas une graine, c’est un germe, un œuf. Cette loi est absolue, et elle doit faire réfléchir toute l’humanité. Vous pouvez vous permettre d’être ingrat, injuste, cruel ou violent, mais attendez-vous à ce que cette loi vienne tôt ou tard s’appliquer dans votre vie.
 
O.C., t. XII, chap. I
 
 
 
Récolte divine
 
Votre avenir véritable, c’est de parcourir toutes les régions de l’espace à travers les étoiles et les soleils, et vous ne pourrez emporter dans ce voyage que les richesses que vous aurez entassées au-dedans de vous. Vous devez apprendre sur quoi travailler et sur quoi compter. Vous ne pouvez réellement compter que sur l’esprit qui est pure activité, effort constant.
 
  Izvor 231, Les semences du bonheur, chap. IV
 
Liens et concordances
VAN GOGH : Le semeur (1888)
 
 
"La vie toute entière est un temps de semailles, pendant lequel il faut regarder vers l'avenir" CALVIN
 
Rabindranath TAGORE
Rabindranath TAGORE, Gitanjali,
L'offrande lyrique,1913, trad. André GIDE

J'étais allé, mendiant de porte en porte, sur le chemin du village, lorsque ton chariot d'or apparut au loin pareil à un rêve splendide, et j'admirais quel était ce Roi de tous les rois !

Mes espoirs s'exaltèrent et je pensai : C'en est fini des mauvais jours, et déjà je me tenais dans l'attente d'aumônes spontanées et de richesses éparpillées partout dans la poussière.

Le chariot s'arrêta là où je me tenais. Ton regard tomba sur moi et tu descendis avec un sourire. Je sentis que la chance de ma vie était enfin venue.

Soudain, alors, tu tendis ta main droite et dis : "Qu'as-tu à me donner ?"
Ah ! quel jeu royal était-ce là de tendre la main au mendiant pour mendier ! J'étais confus et demeurai perplexe ; enfin, de ma besace, je tirai lentement un tout petit grain de blé et te le donnai.

Mais combien fut grande ma surprise lorsqu'à la fin du jour, vidant à terre mon sac, je trouvai un tout petit grain d'or parmi le tas de pauvres grains.

Je pleurai amèrement alors et pensai : "Que n'ai-je eu le cœur de te donner mon tout !"
 
Ce poème de Tagore, dit par Gilles-Claude THÉRIAULT (2 : 42)
 
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