Brigitte KUSTER
 
 
"18 juin : date symbolique pour mes 3 ans à l'Assemblée nationale"
 
Le 18 juin 2017, j’ai eu l’honneur d’être élue députée de Paris. Ces trois années m’ont permis de défendre nos valeurs et de porter des propositions de loi tant sur la vie quotidienne, qu’en matière économique, culturelle, éducative...
J’ai eu aussi à cœur de contrôler l’action du gouvernement, d’être rapporteure de plusieurs textes législatifs dont le budget Culture et de rédiger des propositions de loi.
Ces dernières n’ont cependant pas rencontré le soutien escompté sur les bancs de la majorité qui, souvent derrière de fausses excuses, les a rejetées. Alors même que j’ai voté 40% des textes soumis par « En Marche » à l’Assemblée nationale, ils n’ont voté que 2% de nos amendements et propositions.
Si le jeu démocratique veut qu’on ne partage pas toujours les mêmes idées, on ne peut parfois être que surpris par les votes dogmatiques de la majorité.
Un exemple : dès le mois d’avril, j’avais fait la proposition de déplafonner les tickets-restaurants pour donner un coup de pouce au pouvoir d’achat des Français. Refusé à l’Assemblée nationale, il est néanmoins entré en vigueur depuis. Deux mois perdus par le gouvernement…
Espérons que nous ne perdrons pas encore du temps sur la création d’une police municipale à Paris. Mais là encore, comment être sûr que sur mon initiative législative il n’y aura pas encore une dérobade du côté d’« En Marche » ? Il est à craindre que l’absence de soutien de ceux qui la promettaient dans leur programme électoral ne retarde encore sa création…
Malgré ces contingences, sachez que mon engagement à honorer mon mandat est total. Etre votre porte-parole est un honneur que je mesure chaque jour. Je vous remercie pour votre fidèle soutien.
 
L'actualité à l'Assemblée nationale
Création d'une police municipale à Paris : « Tu veux ou tu veux pas ? »
 
✓ J’ai invité le Gouvernement et sa majorité à se saisir de ma proposition de loi que je viens de déposer à l'Assemblée nationale.
Alors que dans la campagne municipale parisienne de nombreux candidats réclament la création d’une police municipale, je regrette que son initiative législative n’ait pas rencontré le soutien de ceux qui la promettent dans leur programme électoral.
Je condamne le double discours des candidats qui promettent une police municipale et qui au Parlement ne cosignent pas un texte qui permettrait sa mise en place (celle-ci n’étant possible qu’avec un changement de la loi). Il est temps de dépasser les postures auxquelles nous avons assisté jusqu’à présent et de nous donner les moyens de créer, enfin, une véritable police municipale à Paris.
En effet, sa mise en œuvre permettrait au maire de Paris de créer une véritable police municipale (regroupant les ASP, les AAS et les ISVP*), compétente en matière de stationnement et de circulation, mais aussi de répression des incivilités, des nuisances sur la voie publique et de la sécurisation des parcs et jardins parisiens.
La création d’une véritable police municipale permettrait aussi le recentrage du périmètre d’action de la préfecture de police sur ses missions prioritaires : coordonner l’action de la police nationale sur le territoire parisien, assurer le bon ordre lors des manifestations s’y déroulant, exercer ses prérogatives en termes de polices spéciales et protéger les institutions et les représentations diplomatiques.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement et vu la situation de la sécurité à Paris, espérons qu’enfin la raison l’emportera.

* ASP : Agent de Surveillance de Paris
AAS : Agent d’Accueil et de Surveillance
ISVP : Inspecteur de Sécurité de la Ville de Paris
 
 
Dette sociale : un nouvel impôt qui ne dit pas son nom
 
✓ En séance pour la discussion en 1 ère lecture du projet de loi sur la dette sociale qui prévoit, entre autre, de transférer les 136 milliards d’euros de dette (suite à la crise épidémique) sur les comptes sociaux. Conséquence : cela va de fait creuser le déficit de la Sécurité sociale alors que l’on pouvait espérer un retour à l’équilibre. Pour financer cette somme le gouvernement a fait voter le prolongement de 9 ans des prélèvements affectés à la Cades (caisse d’amortissement de la dette sociale). Les Français continueront ainsi à être prélevés de la CDRS jusque fin 2033 , ce qui continuera à amputer les revenus de 0,5 % .
En fait un nouvel impôt qui ne dit pas son nom... à l’inverse des engagements du Président de la République.
Il appartient pourtant à nos dirigeants de dire la vérité sur le sujet et d’arrêter de nous faire croire que l’on ne va pas « payer l’addition » post crise Covid19 ! Tout ne peut être reporté sur les générations futures, chacun peut le comprendre!
 
 
Protéger les victimes de violences conjugales
 
✓ En octobre les députés Les Républicains avaient proposé un texte renforçant la lutte contre les violences conjugales généralisant le bracelet anti-rapprochement et accélérant les ordonnances de protection qui défendent très rapidement les femmes victimes de violences, l’Assemblée nationale l’avait d’ailleurs adopté à l’unanimité.
Malheureusement le gouvernement a choisi de prendre le contre-pied en réduisant très significativement la portée des mesures décidées par les représentants de la Nation. Par un simple décret, Nicole Belloubet a choisi de défaire ce que la loi avait fait.
Là où les députés protégeaient les victimes de violence, la ministre de la justice les oblige dorénavant à convoquer leur conjoint violent devant le tribunal, à payer les frais d’huissier et pire que tout, à faire toutes les démarches en à peine 24 heures, sans quoi toute la procédure est annulée.
C’est imposer un calvaire administratif à des femmes qui ont eu le courage de dénoncer un calvaire conjugal. Une telle violation de la volonté parlementaire ne pourrait que laisser sans voix, si la situation n’était pas aussi scandaleuse.
La secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes en revanche reste, elle, muette. Elle n’a rien fait pour empêcher l’inadmissible.
Il est encore temps pour la ministre de la justice de retirer son décret et de faire ainsi preuve de compassion pour les victimes tout en respectant la volonté unanime des députés.
 
 
Fin de l'état d'urgence sanitaire
 
✓ En séance publique, toujours en mode «confinement», pour le texte sur l’organisation de la fin de l’état d’urgence. Avec un article loin d’être innocent puisque donnant la possibilité de conserver certaines données collectées par les systèmes d’information, (mis en œuvre aux fins de lutter contre le Covid19), au-delà du délai de 3 mois actuellement prévu. Tout cela est pour le moins surprenant et contradictoire avec la levée de l’état d’urgence. En revanche poursuivre notre vigilance collective et personnelle dans nos comportements est une nécessité absolue.
 
Stop aux violences urbaines
 
✓ On ne peut se résoudre à voir les valeurs de la République bafouées et l’autorité publique foulée aux pieds !
 
Nouveau statut des directeurs d'écoles
 
✓ Retour en son et images sur mon intervention (très chronométrée!) en commission éducation concernant le nouveau statut juridique prévu pour les directeurs d’école ... pas sûre que cela soit une bonne nouvelle pour nos directeurs d’établissements parisiens... 
Si l’idée peut paraître louable sa déclinaison sur Paris serait un retour en arrière.
En effet, il est prévu que désormais les directeurs d’école soit déchargé de faire cours à partir de 8 classes dans leur établissement quant à Paris c’est à partir de 5 ! Ce qui de fait leur enlèverait du temps pour s’occuper du fonctionnement et de la vie de leur établissement. Il est également envisagé de leur confier le temps périscolaire alors qu’ils ne sont absolument pas demandeurs et que cela dépend à ce jour des collectivités avec laquelle des accords sont passés et des animateurs spécifiquement formés et actuellement sous contrat. Par ailleurs la suppression de l’élection d’ associations de parents d’élèves en cas d’une seule liste candidate contrevient au principe démocratique. Ces propositions déclinées au niveau de la Capitale ne pourront que bouleverser le fonctionnement des écoles parisiennes, c’est pourquoi je serai amenée à déposer en séance publique des amendements.
En attente de la discussion en séance publique durant laquelle je déposerai plusieurs amendements pour préserver la spécificité parisienne.
 
Vie de la circonscription
 
Pour des raisons de financement de la campagne électorale, ma lettre d'information ne traite que de mes activités de parlementaire.
 
80ème anniversaire de l'appel du Général de Gaulle
 
Au monument aux Morts de la mairie du 17ème pour l’Hommage au Général de Gaulle en mémoire de l’Appel du 18 Juin 1940.
L’esprit de résistance républicaine et l’honneur de la France sont des valeurs éternelles qu’il est utile de rappeler en ces temps troublés.
 
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