printemps marseillais premier secteur
 
Au fil du [prin]temps n°5
La lettre d'information du Printemps Marseillais du 1er secteur
 
L'édito de Sophie Camard
 
« Les masques arrivent de Chine ». Voilà comment on tente de nous rassurer, alors que le déconfinement s’annonce moins « progressif » et planifié, que très hétérogène et aléatoire, en fonction de la situation sanitaire des territoires et des catégories de populations pouvant, ou voulant, se déconfiner… ou pas. S’en remettrait-on au seul bon vouloir des citoyens, pris dans une injonction contradictoire : se protéger pour vivre… ou se déconfiner pour vivre ?
 
La question du retour à l’école devient un vrai casse-tête. L’Education Nationale ne donne aucune consigne claire à ce jour et les collectivités locales, responsables du bâti et de l’entretien, sont censées se donner les moyens de l’organiser par elles-mêmes. Martine Vassal s’est opposée à la réouverture des collèges le 11 mai… Mais cela ne règle pas le problème ! Que la date soit tenable ou pas, un-e Président-e d’un exécutif local est attendu-e sur l’annonce d’un plan de déconfinement, à son périmètre de responsabilité. Nous n’avons pas beaucoup d’indications à ce jour sur les intentions de la Ville de Marseille, à l’exception d’une annonce sur la désinfection des écoles. Ce n’est guère suffisant pour rassurer les parents et les personnels, quand on sait qu’il manquait de savon dans certaines écoles à la veille du confinement.

Pendant ce temps, les initiatives d’entraide se poursuivent. Le public évolue. Il n’est plus seulement constitué de sans-abris, mais aussi de jeunes précaires, de familles… Nous avons déjà appelé à une cellule opérationnelle de la solidarité pour coordonner l’aide, sujet qui va bien au-delà des livraisons de repas de la cuisine centrale.
Cependant, la situation évolue peu. Comme d’habitude, le milieu associatif s’auto-organise, mais forcément avec des limites. Nous proposons que les Mairies de secteur se saisissent du sujet avec la convocation d’un Conseil d’arrondissement spécifique sur l’organisation de la solidarité.
 
Je me permets de recommander la plateforme AOUF, née en réponse au drame du 5 novembre 2018, et qui fait la preuve de toute son efficacité aujourd’hui avec l’opération « Massilia Couches Système ». Il est dommage que la Ville ne s’en rapproche pas davantage. Cette plateforme est née d’un « hackaton » (concours de projets de programmation informatique en mode collaboratif) #BalanceTonTaudis organisé à La Marseillaise en janvier 2019. Voilà d’ailleurs le type d’événements à organiser plus souvent avec la Ville, par la suite…

Si la situation sanitaire et sociale continue de nous alarmer de plus en plus, continuons à relayer les initiatives positives porteuses d’espoir pour l’avenir. Prenez bien soin de vous.
 
Sophie Camard, tête de liste du Printemps Marseillais pour le 1er secteur
 
 
Comment faciliter la relance de notre économie locale dans l’après-confinement ?
 
 La sortie du confinement annoncée à partir du 11 mai prochain va impliquer la reprise de nombreuses activités économiques alors que la sécurité sanitaire continuera d’être une préoccupation pour chacun. Dans ce contexte, la Ville de Marseille va avoir pour première responsabilité d’assurer la sécurité sanitaire dans un espace public à nouveau fréquenté. Elle va devoir aussi soutenir la reprise économique et nous avons déjà fait des premières propositions fortes à ce sujet. Au-delà, elle va devoir rapidement envisager les moyens de soutenir efficacement un secteur associatif qui assure aujourd’hui des missions de service public urgentes et va devoir continuer de le faire après le 11 mai.
La sécurité sanitaire dans l’espace public et les transports publics
L’efficacité et donc la confiance des Marseillais dans les mesures de sécurité prises vont être fondamentales pour faciliter la reprise des activités, le retour dans l’espace public et les transports publics. La question principale reste à cette heure celle de la disponibilité de masques en quantités suffisantes. Le Maire de Marseille a bien annoncé la commande d’un million de masques réutilisables, mais sans toutefois proposer de solution de plus long terme. Sur cette question pleine d’incertitudes au plan national, Marseille doit compter sur ses propres forces. Nous proposons que la Ville examine les moyens de recourir à la filière textile locale, à ce jour en grande partie à l’arrêt, pour la fabrication de masques.
La Ville a, d’autre part, assuré une première vague de désinfection dans l’espace public via la Métropole. Au vu de l’avis rendu début avril par le Haut Conseil de Santé Public (HCSP), il faut maintenant que la Métropole abandonne la désinfection de la voirie, jugée inutile, et concentre ses forces sur la désinfection régulière du mobilier urbain : bancs, potelets, poubelles, abribus... Désinfection qui est, elle, fortement recommandée par le HCSP. En plus de cela, la Ville pourrait soutenir les efforts de la RTM en matière sanitaire, avec des équipes mobiles assurant la désinfection des surfaces de contact dans les bus et rames de métro et tramway plusieurs fois par jour sur les lignes les plus fréquentées.
Soutenir le développement de l’emploi social face à l’urgence sanitaire et économique
Ce que nous enseigne la période actuelle, c’est le besoin d’un soutien fort à l’ensemble des activités solidaires qui s’adresseront tout autant aux personnes qui vont devoir prolonger leur confinement pour des raisons sanitaires qu’aux personnes durablement fragilisées, à commencer par celles qui, déjà précaires, ont en quelques semaines basculé dans la misère. Pour l’instant, ces opérations manquent de coordination, et il revient à la Ville de les organiser alors que de multiples associations interviennent sur le terrain, souvent sans savoir précisément ce que font les autres.
Ces missions ne vont pas pouvoir être assurées durablement par le secteur associatif sans recevoir un soutien fort de la collectivité, notamment parce que la reprise des activités va assécher une partie des ressources bénévoles qui ont été déployées jusqu’à présent. Alors que l’Etat envisage de soutenir les associations qui œuvrent partout en France à des missions urgentes et exceptionnelles, la Ville de Marseille et le Département des Bouches-du-Rhône pourraient sans attendre soutenir la création d’emplois dans le secteur associatif engagé sur des missions encore plus cruciales dans le contexte actuel et à venir. Les moins nombreux concerneraient des emplois d’encadrement, ceux qui manquent aujourd’hui le plus pour utiliser au mieux les ressources bénévoles. Les plus nombreux s’adresseraient en priorité à des personnes fragilisées économiquement, souvent sans qualification, qui pourraient ainsi accéder à l’emploi pour mener les missions quotidiennes de logistique, de distribution de repas, de livraison de médicaments… qui vont devoir être poursuivies dans cette période d’après confinement.
Ce sont là de premières pistes, celles d’une période d’urgence sanitaire à laquelle succèdera une autre, celle de la relance économique à laquelle, en plus des moyens déployés par l’Etat, nos collectivités locales devront répondre présentes avec une stratégie globale et concertée.
Laurent Lhardit, candidat du Printemps Marseillais pour le 1er secteur 
 
Zoom sur notre programme économique
 
  • Flécher les investissements publics dans une logique d’aménagement équilibré, avec en particulier un grand projet d’aménagement de Marseille Nord et un pôle sur la vallée de l’Huveaune
  • Créer une conférence permanente pour l’emploi qui réunira les pouvoirs publics, les organismes de formation et les entreprises afin de développer l’offre de formation et d’emploi dans des métiers accessibles aux jeunes et aux personnes peu qualifiées
  • Créer un « Bureau des Solutions » de la Ville, en transformant la Maison De l’Emploi en une agence d’innovation sociale
  • Créer une Agence pour le développement local, l’inclusion et la transition écologique des PME
  • Instaurer un crédit métropolitain pour les TPE en mobilisant les instruments de la micro-finance.
 
Programme
La parole est à vous pour imaginer notre programme pour le jour d’après
 
Le programme du Printemps Marseillais s’est bâti autour de 4 piliers qui incarnent notre projet pour Marseille :
  1. lutte contre les inégalités
  2. emploi et développement économique
  3. écologie
  4. démocratie et gouvernance.
Si nos priorités gardent toute leur pertinence, le contexte nous oblige à repenser notre programme pour tenir compte de la crise actuelle.
Pour cela, nous avons besoin de vous et vous avez la parole sur notre plate-forme participative :
  • Pour la gestion de la crise par ici 
  • Pour l’après-crise par là
 
 
A partager
 
  • Lisez et partagez la tribune des 8 têtes de liste du Printemps Marseillais publiée dans le journal La Marseillaise
  • Signez, soutenez et partagez la pétition du Printemps Marseillais pour l’hôpital public de Marseille.
  • Engagez-vous sur des actions via la carte des solidarités mise en ligne par le Printemps Marseillais.
  • Répondez si vous le pouvez et diffusez autour de vous les appels à bénévoles lancés par les associations qui viennent en aide aux plus précaires 
 
 
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Contactez l’équipe sur 1-7@printempsmarseillais.fr
 
 
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