L’Humanité avant tout…
(par le père Sante Pometto)
 
      Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’impression de vous sentir invisible. C’est un sentiment très désagréable.
       J’en ai fait l’expérience il y a quelques jours. Equipé de mon masque et de gants, je suis entré dans une superette en centre ville. J’ai traversé une allée pour aller chercher des pâtes quand une personne m’a vu et a fait demi-tour pour ne pas prendre le risque de se retrouver trop près de moi.
       Cette scène m’a fait penser au film « L’homme invisible ». L’homme qui vient d’être accusé d’insociabilité, a été condamné à vivre en « homme invisible » pendant un an. On lui a appliqué sur le front un signe visible. Tout le monde devait faire comme si il ne le voyait pas et ne devait pas lui parler. A la sortie du tribunal, il se retrouva sur une place face à une foule immense, mais personne ne lui adressa un regard. t si quelqu’un avait osé le regarder, un drone aurait signalé immédiatement celui qui avait adressé la parole à l’homme invisible. Il aurait, de ce fait, été condamné lui aussi à la même peine.
       Au fil du temps, l’homme invisible se rendit compte de la souffrance. Un jour, il entra dans une cafétéria, s’assit autour d’une table. En face, un enfant le regarde, mais tout de suite un adulte dit à l’enfant ; « Celui- là, c’est l’homme invisible ». L’enfant baissa son regard.
       Quelques jours plus tard, il rencontra une femme qui était comme lui, condamnée à l’invisibilité : elle portait sur le front le même signe. Alors il essaya de lui parler : « Parlons, je t’en prie, j’ai besoin de parler avec quelqu’un », mais la femme prit la fuite. En effet, si elle lui avait parlé, sa propre peine aurait doublée. Plus le temps passait, plus la solitude devenait inhumaine.
       Enfin, le 365ème jour arriva et on lui enleva, à l’aide d’une machine, le signe qu’il avait sur le front et il put reprendre sa vie d’avant. Une vie complètement différente... Désormais il pouvait avoir des relations humaines et profondes avec les gens. Cette expérience l’avait complètement renouvelé !
       Ces jours-ci beaucoup de personnes vivent dans un isolement total, sans avoir la possibilité de parler avec qui que ce soit, sans pouvoir embrasser … parfois pas même un mot, ni une poignée de mains. Nous sommes tous un peu dans cette situation, mais il y a des personnes plus fragiles, d’autres qui ont des difficultés matérielles, d’autres encore sont âgées, ou bien malades…
       Les masques et les gants que nous avons sont également un signe de séparation. Parfois, il peut arriver que, lorsque tu marches sur une route même très large, les personnes que tu croises ont tendance à marcher en regardant leurs pieds, avec la peur de rencontrer le regard de l’autre, comme si celui-ci était dangereux.
       Moi aussi je me suis rendu compte, avec tristesse, qu’à certains moments, j’ai eu ce même comportement, comme si un sourire à travers un masque pouvait être inadéquat.
       Au-delà des précautions essentielles et nécessaires, je crois qu’aujourd’hui il est important de garder vivant en nous le sens d’humanité en cherchant à casser ce mur d’indifférence et d’éloignement avec des gestes d’humanité.
      Si nous ne percevons pas toujours un sourire derrière un masque, nous connaissons l’importance d’un sourire, ce geste qui ne coûte rien mais qui fait beaucoup. Malgré le port d’un masque, il nous est toujours possible de sourire, pas seulement avec la bouche mais aussi avec les yeux.
 + Sante Pometto        
 
Un mot de notre curé
 
    Chers amis,
         Le Premier Ministre a annoncé ce 28 avril 2020 que les célébrations avec assemblées ne pourraient reprendre qu’à partir du 2 juin, même si les églises peuvent rester ouvertes comme elles le sont aujourd’hui, que ...
 
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La pandémie interroge nos pratiques
 
     La pandémie de Covid 19 qui sévit actuellement a fortement ébranlé tous les secteurs de nos sociétés. Les plus vulnérables en seront durablement affaiblis. Dans ce contexte, comment l’Eglise vient en aide aux familles qui affrontent un deuil ? Notre évêque y répond ...
 
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Funérailles : La paroisse et le diocèse confirment que des funérailles religieuses en église ou au cimetière sont toujours possibles, dans la limite de 20 personnes présentes à ces célébrations. Si un service de pompes funèbres vous disent qu'elles ne sont pas permises, c'est faux !
 
Pour les enfants, l'Enf'Infos du KT pour ce mercredi est à trouver et télécharger sur la page d'accueil de notre site (cliquer sur la photo)
Camp d'été de la MDL
 
    L'aumônerie des collèges et lycées du centre ville (la MDL) propose un camp d'été du samedi 4 juillet au vendredi 24 juillet 2020
    Camp sous tente dans la vallée de l’Ubaye, à Sainte-Anne la Condamine (04530, Alpes-De-Haute-Provence)
 
Au programme : Découverte de la montagne et de la nature, Randonnées, Jeux, Veillées, Rencontres, Partage, Temps spirituels, Constructions
Prix : 430 € (chèques-vacances acceptés. La question du financement ne doit pas être un obstacle ; n'hésitez pas à nous en parler. 390 € à partir du 2ème enfant.)
PRE INSCRIPTION : pour faciliter l'organisation, merci de l'envoyer rapidement par mail aumonerie@mdl-grenoble.fr
 
Offre d'emploi - Le diocèse de Grenoble recherche :
 
pour l’aumônerie du CHU Grenoble-Alpes :
UN AUMONIER H/F
Mission pastorale salariée par l’hôpital, avec lettre de mission diocésaine. Temps partiel 50%.
 
Détails sur le site du diocèse  ici
 
Du site de notre diocèse :
 
 
Bonne fin de semaine à tous !

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